Spillmann, regard palliatif
En 1900 le professeur Paul Spillmann décide de doter la région nancéienne d'un sanatorium afin d'y accueillir les malades tuberculeux.
Le site de Lay St Christophe est retenu, le centre sera construit au"grand air" à 270m d'altitude ("au-dessus des brouillards malsains et fumées industrielles de la vallée de la Moselle") et doté d'un parc de 10 ha permettant promenades et exercices physiques. 
Des fonds sont levés grâce à une association philantropique créée par Spillmann : "l'oeuvre lorraine d'assistance aux tuberculeux". Le centre ouvre en 1902, il est doté de 50 lits.
En 1914 Paul Spillmann décède, la guerre éclate : le centre n'accueille plus de tuberculeux, il devient plus ou moins hôpital militaire et sert aussi de casernement.
En 1919 le sanatorium est en très mauvais état et Louis Spillmann, le fils de Paul, ne peut faire face financièrement aux importants travaux; il décide alors de le céder aux hospices de Nancy.
En 1924 le sanatorium rouvre, sa capacité est agrandie à 130 lits.
A partir de 1975, le centre intègre le CHU de Nancy, il comporte entre autres une unité de soins palliatifs. En 2006, l'unité de soins est transféré à St Julien, le centre ferme.

Aujourd'hui il est à l'abandon, laissé en patûre aux squatters, photographes urbex, taggers, fêtards, chasseurs de PVE et autres ghostbusters.
Spillmann voulait en faire un centre de soins pour les plus démunis, il a assuré cette mission pendant plus d'un siècle rendant la souffrance un peu moins insupportable...